LE CLUB DU MEILLEUR LIVRE | GALERIE ANATOME - PARIS

Je suis passé aujourd'hui à la Galerie Anatome pour voir l'exposition "Le club du meilleur livre" :





































Etienne Robial explique l'idée générale de l'exposition :



C’est en dehors des usages traditionnels de l’édition et de la librairie que sont créés les “Livres Club” : petite bibliophilie vendue par souscription et proposée à des lecteurs/ abonnés. Pas de séduction commerciale, pas de couvertures accrocheuses et racoleuses car : pas de vitrines ! Seuls les choix du titre et de son auteur sont déterminants dans l’acte d’achat. C’est l’après-guerre et il est nécessaire de rendre disponible à bas prix les fonds littéraires des grandes maisons d’édition. Pour mettre en œuvre et réaliser ces livres, de jeunes maquettistes (débutants), fantaisistes, agités, des autodidactes curieux, des chefs de fabrication déraisonnables mais exigeants, des typographes expérimentés, des imprimeurs, des relieurs, des inventeurs, des dessinateurs : tous des fous de la chose imprimée.
Cela fait 35 ans que je collectionne et feuillette les “clubs”, mes trouvailles ont jalonné et stimulé mon activité professionnelle. J’y ai découvert, non seulement les grands principes de la bonne conception et réalisation d’un livre, mais aussi tous les ingrédients et les recettes des harmonies graphiques, visuelles et tactiles.
Je propose de présenter toutes ces richesses et ces trouvailles à la Galerie Anatome, en commençant par les 271 ouvrages, les affiches, les bulletins de liaisons et les papiers d’emballages, du Club du meilleur livre, le club le plus cohérent, orchestré par Massin qui en fût le directeur artistique et le principal animateur de 1952 à 1963.

Etienne Robial, éditeur et graphiste


Désolé pour les photos, mais prendre de bonnes images au téléphone avec des reflets dans les vitrines, je connais pas !

L'expo devrait durer tout le mois de février (?) et je vous invite à y passer, il y a vraiment de très beaux livres des années 50, des choses incroyables car comme l'explique Robial, les créatifs étaient vraiment libres, débarrassés d'enjeux commerciaux...

2 commentaires:

Discoglosse a dit…

C'est aussi un sujet assez largement développé dans cet excellent livre sur Massin chez Phaidon : http://fr.phaidon.com/store/design/massin-9780714848112/

Maxime a dit…

merci pour cette précision !